VOS DÉPLACEMENTS

En voiture
Se véhiculer en automobile procure évidemment plus de liberté que de s'en tenir aux horaires des autocars. De plus, les autocars ne peuvent pas toujours vous transporter exactement là où vous désirez aller.
Le réseau routier au Costa Rica est bien développé, même s'il y a peu d'autoroutes, si ce n'est en périphérie de la capitale. Même lorsque l'on parle de route nationale dans le pays, il faut savoir que ce sont essentiellement des routes à deux voies, qui traversent parfois certains cours d'eau sur des ponts à voie unique. D'autre part, les routes de ce réseau ne sont pas toujours revêtues, surtout dans les villages, dans les parcs ou près des plages. Il vous faudra donc conduire avec prudence.
Qui plus est, il vous faudra calculer largement votre temps de déplacement. Si, en Amérique du Nord, on calcule entre 1 heure et 1 heure 30 min pour effectuer 100 km sur une grande route, vous en compterez le double au Costa Rica. Et ce, bien sûr, que vous vous déplaciez en voiture ou en autocar. Cela est dû à l'état des routes (voir plus bas), au danger qu'elles représentent parfois (particulièrement en montagne) ainsi qu'aux autres véhicules, comme les poids lourds qui obstruent souvent la seule voie disponible.
Le pays est traversé du nord au sud par la route interaméricaine (Carretera Interamericana), aussi appelée Panaméricaine. L'Interaméricaine, qui traverse le pays du côté ouest d'abord, puis plus au centre à partir de San José, est très utilisée et généralement bien entretenue.
L'état des routes est très variable. Ce peut être l'ensemble d'une route qui ne paie pas de mine ou seulement un tronçon, une route asphaltée comme une route de gravier, etc. De plus, avec les trombes d'eau de la saison des pluies et la qualité générale du revêtement et du nivellement effectué, les conditions peuvent changer rapidement.
Plusieurs routes deviennent alors impraticables. Retenez donc que lorsqu'une route est en mauvais état, c'est qu'elle est en très mauvais état. Des trous profonds, des bosses et des obstacles peuvent obstruer même les routes revêtues. Les voitures de tourisme ne peuvent pas passer partout.
L'entrée de sites touristiques ou publics n'est pas toujours visible de la route; il vous faudra tenir les yeux ouverts. De plus, des routes très difficiles, des entrées non indiquées ou des accès insignifiants peuvent mener à un hôtel de grand renom ou à un parc étonnamment fréquenté.
Retenez également que les routes sont le lieu de circulation de bien d'autres choses que les véhicules motorisés : b ufs, moutons seuls ou en troupeau, cavaliers, cyclistes etc. Les gens marchent également beaucoup en bordure des grandes routes. De même, attendez-vous à voir arrêter certains véhicules devant vous : les autocars sont notamment autorisés à stopper pour prendre des passagers, même sur les autoroutes. Il faut également se souvenir de faire attention si l'on veut s'arrêter soi-même sur ces routes (pour admirer le paysage ou se reposer quelques instants) : elles n'ont pour la plupart pas d'accotements, ni d'aires de repos.
Évitez, si possible, de conduire la nuit. Les routes sont peu éclairées, et la signalisation est quelque peu déficiente pour qui veut trouver son chemin.
Il est parfois difficile dans certains villages de trouver de l'essence; prévoyez faire le plein quand vous le pouvez pour éviter les situations fâcheuses!
Code de la route
Vous remarquerez qu'il est fréquent sur les routes de voir le panneau «Puente angosto adelante» (pont étroit plus loin), alors attention! Surveillez de même les panneaux «Arrêts», «Ceda el paso» (cédez le passage) et «No hay paso» (interdit de passage). Pour vous diriger correctement dans les rues des villes, sachez que les sens de circulation sont souvent indiqués par des flèches au sol, soit des signes universels et faciles à comprendre.
Le mot «escuela» (école) est fréquemment peint sur les routes des villages et accompagne souvent un panneau qui vous somme de ralentir (despacio).
Il faut faire bien attention de ne pas toujours se fier au système de signalisation routière, car cela nous réserve des surprises. Un panneau peut ne se retrouver que dans un sens de la route ou ne se présenter qu'à la dernière minute au conducteur. Les nombreux trous dans la chaussée (même sur l'Interaméricaine) ne sont pas nécessairement très bien signalés non plus.
Il est rare qu'un panneau spécifique vous indiquera le nom de la ville traversée; fiez-vous alors aux panneaux bleus de l'ICE qui, tout en indiquant la présence de téléphones publics ou de réseaux de communication particuliers dans la région, indiqueront le nom de cette localité.
Stationnement
Pour éviter les problèmes, veillez à stationner dans des endroits éclairés ou très fréquentés. Mais, à San José, cherchez à circuler en taxi (très abordable) ou à stationner votre véhicule dans les parqueos publicos (stationnements publics) qui pullulent dans la ville. Mais attention, certains sont ouverts 24 heures sur 24, d'autres pas. De plus, les prix peuvent varier quelque peu d'un endroit à l'autre.
Vous remarquerez que plusieurs hôtels et restaurants, particulièrement à San José, possèdent des stationnements surveillés. Sachez donner au gardien un pourboire pour son geste (environ 200 colons).
Lorsque vous stationnez votre véhicule pour un moment, veillez à bien vérouiller toutes les portes, bien sûr, mais aussi à ne rien laisser à la vue à l'intérieur. Une veste ou un manteau, par exemple, pourrait donner envie à un voleur d'aller vérifier qu'un porte-feuille se trouve dans l'une des poches. Les vols dans les voitures demeurent fréquents, donc soyez prudent.
Location de voitures
Vous pouvez facilement louer un véhicule au Costa Rica, et ce, dès votre arrivée à l'aéroport. Sachez que l'âge minimal pour conduire a été fixé à 18 ans. Cependant, vous devrez être âgé d'au moins 21 ans pour louer une voiture chez la plupart des agences de location de voitures. Bon nombre de ces agences de location exigeront en sus un dépôt de 1 500$ (généralement à partir d'une carte de crédit). Notez aussi que le gouvernement impose, lors de location d'une voiture, l'achat d'une assurance quotidienne minimale. Ainsi, même si vous êtes détenteur d'une carte de crédit Or, qui vous assure automatiquement, il vous faudra défrayer en sus les frais de cette assurance.
Pour choisir le type de véhicule qui vous convient, demandez-vous d'abord si vous allez voyager longtemps, par exemple plus de deux semaines, et dans des régions éloignées plus difficilement accessibles. En ce cas, une voiture avec de bons amortisseurs, un bon dégagement et une bonne traction au sol (quatre roues motrices idéalement) est tout indiqué. Si votre séjour ne comporte que de courts déplacements de ville en ville en empruntant toujours des routes revêtues, le recours à une automobile à traction simple peut suffire.
Si vous désirez changer de voiture en cours de route pour effectuer certaines parties du voyage avec un véhicule à quatre roues motrices afin de visiter des régions plus sauvages, vous n'avez pas à revenir nécessairement à San José pour ce faire, mais il vous faudra payer pour vous faire livrer le véhicule où vous désirez commencer à l'utiliser. La compagnie de location pourra vous facturer de 45$US à 110$US selon la région où vous désirez changer de voiture.
Finalement, notez que, dans le pare-brise avant de votre véhicule, il devrait y avoir un autocollant stipulant le numéro d'enregistrement du véhicule. En cas d'infraction au code de la route, les policiers sont tenus d'émettre une contravention en indiquant ce numéro-là, et jamais votre nom à vous. Vous pourrez vous entendre avec la compagnie de location pour le règlement de cette contravention. Cette mesure vise à enrayer la corruption dont étaient parfois victimes les touristes.
En train
Sachez qu'on ne se déplace plus en train au Costa Rica depuis 1991. Des tremblements de terre et des problèmes financiers ont fini par avoir raison de ce moyen de locomotion interrégional au pays.
En autocar
Le réseau costaricien de transports en commun est efficace, lent parfois, bien développé et très utilisé. Depuis les villes, des autocars desservent les moindres petits villages, et les départs sont multiples. Ce sont généralement des véhicules assez confortables, bien qu'ils puissent parfois être pleins à craquer!
Pour obtenir la liste des trajets, procurez-vous l'édition annuelle du Costa Rica Today.
En général, vous n'avez pas besoin de vous procurer des billets à l'avance; vous pouvez vous rendre directement à la gare routière de la ville où vous êtes ou, à San José, au terminus d'autocars d'où partent ceux qui vous conduiront où vous le désirez (voir p 76). Voici cependant la liste des compagnies d'autocars qui desservent les villes les plus importantes du pays à partir de la capitale :
Autotransportes Blanco
Calle 12, Av. 9
771-2550
à destination de Puerto Jiménez
Autotransportes Ciudad Quesada
terminus Coca Cola
255-4318
à destination de Ciudad Quesada
Autotransportes Mepe
Calle Ctl, Av. 9/11
221-0524
à destination de Bribrí, Cahuita et Sixaola
Coopelimón
Av. 3, Calle 19/27
223-7811
à destination de Puerto Limón
Empresa Alfaro
Calle 14, Av. 3/5
222-2750
à destination de Nicoya, Santa Cruz et Filadelfia de même que Sámara et Tamarindo
Empresarios Unidos de Puntarenas
222-0064
à destination de Puntarenas
Pulmitan
Calle 14, Av. 1/3
222-1650
à destination de Playa del Coco et Liberia
Sacsa
Calle 5, Av. 18
233-5350
à destination de Cartago
Tracopa
Av. 18, Calle 4
221-4214
à destination de Ciudad Neily, Palmar Norte,
Golfito et San Vito
Tracopa Empresa Alfaro
Calle 14, Av. 3/5
222-2750
à destination de San Vito
Tralapa
Calle 20, Av. 3
221-7202
à destination de Playa Flamingo
Transportes La Cañera
Calle 16, Av. 1/3
222-3006
à destination de Cañas
Transportes Morales
223-5567
à destination de Quepos et Manuel Antonio
Transportes Musoc
Calle 16, Av. 1/3
222-2422
à destination de San Isidro de El General
Transtusa
Av. 16, Calle 13
556-0073
à destination de
Turrialba
Tuasa
Av. 2, Calle 12
222-5325
à destination d'Alajuela
Tuasur
222-9763
à destination de San Isidro de El General
À pied
L'organisation spatiale des villes du Costa Rica est relativement aisée à comprendre : presque chaque agglomération possède son propre parc central, localisé en plein centre de la ville et autour duquel gravitent bon nombre des services publics et commerciaux de la localité : églises, hôtels, banques, restaurants, boutiques, etc. Cela est d'autant plus vrai que le concept des grands centres commerciaux en périphérie des villes n'est pas encore très répandu dans le pays. Les pâtés de maisons font fréquemment 100 m d'une rue à l'autre, ce qui devrait vous permettre de comprendre certaines adresses référant à cette distance.
En ville, il faut faire quelque peu attention lorsque l'on circule à pied, car les infrastructures ne sont pas pleinement faites pour le piéton. Les trottoirs sont de toutes conditions, et les feux de circulation sont souvent difficiles à voir pour le piéton.
En taxi
Les taxis sont très faciles à identifier : ils sont tous rouges! On les retrouve en assez grand nombre, même dans les petits villages; cependant, ces voitures sont de toutes conditions. Les taxis sont assez faciles à trouver dans la rue, même le soir. Il est d'ailleurs généralement préférable de héler un taxi : un taxi appelé au téléphone peut parfois mettre du temps à arriver. Il existe des stations de taxi, particulièrement proches des lieux très fréquentés comme les parcs et places publics et même certains hôtels et bars.
Les taxis ne coûtent pas très cher. À l'intérieur de San José, un déplacement en taxi ne devrait pas vous coûter plus de 5$, tandis que, pour aller de la capitale à l'aéroport, il en coûte une dizaine de dollars.
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